MOTS DE TRAVAIL
 
 
 
Des espaces, des surfaces qui recueillent et absorbent des émotions, un agencement de lignes, de masses, de valeurs, qui déconnecte l’image de son référent et l’ouvre à des associations et des combinaisons multiples. 
 
À cette relation qui se crée entre une réalité spécifique et celui qui la regarde, la photographie me permet de montrer comment le réel, lorsqu’il est vu d’une certaine manière, se défait et se recompose en signes multiples et comment il libère au passage toutes sortes d’énergies et d’émotions.
 
Ce travail s'inscrit dans une recherche de dialogue(s) entre les images qui se crée par leur juxtaposition, leur contenu, leur temporalité, leur esthétique, leur format...
Et parfois dans l'image par une forme de fusion et/ou de destruction comme dans  "Cambriolage photographique" et "Évanescence 1".
 
L’espace, ramené à une certaine planéité est composé de différentes strates, que je nomme intervalles. Ce sont des signes, des écarts qui s’interpénètrent et dialoguent entre eux au sein même de chaque photographie mais également d’une photographie à l’autre.
 
Ces décalages de la perception, ces intervalles physiques et temporels font tendre le travail vers une forme de silence, de suspension, qui l’emporte sur l’espace réel.
 
Ces différents instants, ces espaces clos, autonomes, parfois renforcés par un cadre baroque invitant un autre temps, se fondent dans l’esprit pour former une nouvelle durée, sous jacente.
 
De courts scénarios visuels contemplatifs !